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Ecoquartier : focus sur une nouvelle manière d'aménager le territoire

Nouvelle manière d’appréhender le fait urbain, les écoquartiers commencent à s’imposer en France. Ces quartiers écologiques viennent repenser un certain nombre d’éléments environnants. Ainsi, la manière de penser le territoire comme le périmètre de certains métiers de la ville commencent à changer. Vous souhaitez en découvrir davantage sur les écoquartiers ? Notre article fait le point sur la question.

 

Les principes fondamentaux des écoquartiers

Les écoquartiers correspondent à des zones urbaines, plus ou moins importantes, où vont se concentrer plusieurs logements. Ces biens immobiliers ont la particularité d’être extrêmement performants d’un point de vue énergétique.

L’objectif de ces écoquartiers est donc de bâtir des biens immobiliers en totale cohérence avec les enjeux du développement durable. Le gouvernement français a mis en place un référentiel, le référentiel ÉcoQuartier, pour suivre la construction et l’évolution des différents projets.

Il est important de comprendre qu’un projet d’écoquartier passe par 4 étapes. La première correspond à la réflexion autour du projet d’implantation des constructions. La deuxième étape signifie que le projet se trouve désormais en chantier. La troisième étape est celle de la livraison et de l’occupation par les habitants.

La quatrième étape n’intervient que 3 ans après la livraison des logements. Elle correspond aux retours sur le vécu des habitants. Les professionnels aménageurs doivent donc respecter plusieurs critères fondamentaux pour que le projet soit en cohérence avec le référentiel.

Il convient également de noter qu’un écoquartier n’est pas uniquement possible dans les grandes métropoles. En effet, même les petites communes, voire les villages, peuvent accueillir des projets estampillés écoquartiers.

Les écoquartiers en quelques chiffres

Les premiers écoquartiers datent, en France, de 2013. En effet, il a fallu attendre l’année 2012 pour que le référentiel ÉcoQuartier, vu plus haut, soit adopté.

À ce jour, la France compte 81 écoquartiers finalisés, dont 9 projets datant de plus de 3 ans. Il convient de noter que 183 projets sont au stade de l’étape 2, et sont donc en voie de construction. Ils représentent au total (avec les logements déjà construits), près de 245 000 logements.

Il faut également souligner que la dimension sociale est très présente dans la démarche du label ÉcoQuartier. En effet, les études statistiques soulignent qu’un logement sur deux présent au sein d’un écoquartier est un logement social.

L’importance des espaces collectifs dans les écoquartiers

Un écoquartier repose sur la volonté d’appropriation des espaces par les habitants. Ces derniers ne sont pas uniquement des habitants passifs, mais peuvent imaginer et concrétiser des projets qui viennent améliorer la qualité de vie générale du quartier. Dans ce contexte, les écoquartiers accordent une grande importance aux espaces communs.

Cette spécificité donne une particularité aux écoquartiers dans la mesure où l’aménagement des espaces n’est plus du seul ressort des professionnels de l’urbanisme. Les habitants peuvent participer à la définition de leurs lieux de vie.

La question des jardins partagés

Les jardins partagés symbolisent, dans la plupart des situations, les écoquartiers. Il s’agit, grâce à ces jardins, de créer une vie sociale autour de la production agricole. Ces jardins partagés vont être, dans une majorité de cas, gérés par les habitants eux-mêmes. Ils vont alors pouvoir décider de sa durabilité ou de son évolution dans le temps.

Les habitants ne décident pas uniquement de ce qu’ils récoltent, ils co-construisent un projet en commun situé, souvent, sur l’espace public. Les habitants peuvent alors penser autrement le territoire et cela ne se limite pas à leurs habitats privés.

La création de services pour les habitants

En complément du point précédent, les habitants peuvent également réfléchir à des équipements nouveaux pour leur quartier. Ils viennent alors se substituer au travail des architectes et des urbanistes en apportant de nouvelles touches à leurs lieux de vie.

Ainsi, dans certains écoquartiers, les habitants vont réfléchir à l’installation d’aires de jeux pour leurs enfants. Ils participent à l’ensemble des étapes du chantier, ce qui leur donne une capacité d’action importante.

L’évolution des métiers

Les écoquartiers participent également à transformer l’aménagement du territoire en modifiant le rôle des professionnels de l’urbanisme. Ainsi, les aménageurs ne sont plus des “sachants” qui étudient, acquièrent et viabilisent des terrains en vue d’en faire des projets immobiliers rentables.

Il s’agit alors d’intégrer les différentes exigences du développement durable. Cela suppose alors un échange rapproché avec les habitants comme avec les autres professions. Les métiers de la ville évoluent alors davantage vers des métiers à dimension sociale. Il s’agit d’intégrer des processus participatifs lors de l’élaboration et la création d’espaces collectifs.

Gérer un bien dans un écoquartier : les points à connaître

Il existe un certain nombre de points qu’un conseiller en gestion de patrimoine doit intégrer concernant les écoquartiers :

  • Les matériaux d’isolation utilisés. Il arrive que certaines constructions ne se construisent pas à l’aide des meilleurs matériaux d’isolation existants. Dans ce cas de figure, des travaux potentiellement coûteux peuvent survenir quelques années plus tard. Il est alors essentiel de bien intégrer cet élément pour évaluer la valeur réelle d’un bien.
  • Les dispositifs de défiscalisation. Grâce à la loi Pinel/Duflot, certains écoquartiers en chantier sont éligibles à des déductions fiscales. Ce point financier peut permettre de faire diminuer leur coût d’acquisition. Il convient, toutefois, de rappeler que ce dispositif oblige les propriétaires à louer leur bien immobilier pendant une durée minimale de 6 ans.
  • L’existence d’une conciergerie. De plus en plus de bâtiments présents dans un écoquartier accueillent un concierge. Cette personne dispose d’un rôle d’accueil, d’animation du lieu et permet d’assurer la gestion d’un certain nombre de questions. Il est donc important de s’informer sur les moyens qu’ont les habitants d’un écoquartier de faire remonter les problèmes.

Il convient de noter, enfin, que les écoquartiers peuvent répondre aux besoins d’espaces naturels des futurs acquéreurs. Avec la crise sanitaire de 2020 et 2021, l’envie de vivre dans des lieux moins denses s’est accrue chez les familles vivant dans les grandes métropoles. Ce mouvement va potentiellement réorienter un certain nombre d’acquisitions immobilières dans les années futures. À ce titre, les écoquartiers peuvent représenter une opportunité de vente à ne pas négliger.


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